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القرآن
MÉTHODE
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Comment nous traduisons

Ce que vous lisez sous chaque verset — en français comme en anglais — n'est pas une traduction académique isolée. C'est la lecture d'AbuIlyass (أبو إلياس), un Hanif : il ne reconnaît d'autorité qu'au texte du Coran lui-même, jamais à la sunna, au hadith ou à la sîra. Chaque mot est retenu ou écarté sur la base de sa racine arabe, de son usage lexical classique, et surtout de sa cohérence avec le reste du corpus coranique — un mot rare est mis en regard de ses autres occurrences, jamais tranché isolément.
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Cette lecture est augmentée par l'IA, pas produite par elle. Le travail ne consiste pas à demander une traduction et à la recopier : chaque choix de mot est soumis à un débat contradictoire entre deux intelligences artificielles (Claude et Gemini), qui se relaient les rôles de rédacteur et de critique impitoyable. L'une propose une lecture argumentée par la racine et le rapprochement interne ; l'autre est tenue de la démolir si elle ne tient pas — angle mort philologique, incohérence avec un autre verset, registre de langue qui trahit le sens. Le débat se poursuit jusqu'à un accord, jamais avant.

Cet accord entre IA n'est jamais définitif. Il n'est qu'un pré-filtrage : c'est AbuIlyass qui vérifie chaque proposition, qui tranche les désaccords persistants, et qui a le dernier mot sur tout choix de traduction — y compris pour revenir sur un point que les deux IA avaient validé entre elles.

Quand un mot ou une lecture s'écarte de l'exégèse la plus répandue, la petite icône à côté du texte français ou anglais ouvre une note qui explique le choix : la racine retenue, le verset avec lequel elle a été mise en cohérence, et pourquoi la lecture usuelle n'a pas été suivie. Rien n'est caché — chaque écart est justifié et consultable.

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Le déroulement concret, verset par verset

Ce que ces chiffres et ce mécanisme ne montrent pas, c'est la matérialité du travail : chaque sourate, du début à la fin du corpus, a été relue et corrigée sur plusieurs passes distinctes, pas une seule fois. Un premier jet établit une traduction de base, cohérente avec les termes déjà fixés ailleurs dans le corpus. Cette première mouture est ensuite reprise verset par verset par AbuIlyass, qui corrige les angles de lecture, signale les formulations qui sonnent faux ou trahissent le registre du texte, et propose souvent une piste de relecture fondée sur sa propre connaissance du texte et des racines arabes.

Quand cette piste touche un terme qui structure le sens dans plusieurs sourates à la fois — pas une simple reformulation locale — elle déclenche un débat doctoral entre les deux IA : une première argumentation complète est produite, puis soumise à contradiction, parfois sur plusieurs rondes successives, jusqu'à ce que la lecture proposée résiste à l'examen ou soit abandonnée. AbuIlyass encadre ce débat à chaque étape : il peut y intervenir directement pour trancher un point précis, réorienter l'angle d'attaque, ou exiger une vérification supplémentaire avant de considérer un terme comme fixé. Rien n'est validé par accord tacite — chaque terme système (« obéir » plutôt qu'« adorer », « point d'ancrage » plutôt que « direction », pour ne citer que deux exemples) est passé par ce filtre avant d'être appliqué de façon homogène à toutes ses occurrences dans le corpus entier.

Une fois un choix validé, il est livré sous forme de patch — jamais appliqué directement à l'aveugle : chaque proposition de correction est d'abord testée sur une copie de travail de la base, pour vérifier qu'elle ne casse rien et que le résultat correspond bien à ce qui a été décidé, avant d'être transmise à AbuIlyass pour application finale. Ce mode de fonctionnement — relecture, correction d'angle, débat contradictoire encadré, patch testé — s'est répété sourate après sourate jusqu'à la fin du corpus. Aucune sourate n'a été validée sur une lecture unique et définitive : chacune a été revue plusieurs fois, parfois des semaines plus tard, à la lumière de termes fixés entretemps ailleurs dans le texte, avec les corrections rétroactives que cela implique.

2 IA en débat contradictoire
1 lecteur humain, seul arbitre final
chaque écart de lecture, expliqué et sourcé
« Une traduction n'est pas un verdict qu'on affiche — c'est un raisonnement qu'on peut suivre, contredire, et vérifier soi-même. »